Cornus, Aveyron, France.

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Le curé Georges Nicouleau

Auteur de  livres dont vous trouverez ci-dessous de nombreux extraits, mais dont les versions complètes sont disponibles en ligne pour les curieux,  Georges Nicouleau  faisait incontestablement partie de la vieille école et n’était pas ce qu’on appelait un curé guitarreux. En revanche il a publié deux livres et voici le deuxième. Avec lui a disparu au début des années 90 une certaine conception du catholicisme dans la vallée, dont le choix d’extraits ci-dessous ne rend que très peu compte, il s’agit pour le principal de curiosités historiques et d’anecdotes. Notre homme était en effet un esprit très orienté vers l’aspect hiérarchique, traditionnel, institutionnel de la religion catholique, et sa prose rend un compte pointilleux des moindres visites d’évêques,  qui décrètent des « années mariales », qui inaugurent des « journées pastorales », toutes choses qui paraissent aujourd’hui un peu fastidieuses aux lecteurs fussent-ils encore chrétiens. Donc le texte a été allégé de tout ce qui concernait la liturgie, les premières communions, les fêtes votives etc. Il demeure une chose, avec l’ère numérique que vous vivons, ces deux livres publiés à compte d’auteur et qui n’auraient eu que très peu de chances de survivre à leur auteur sauf dans les brocantes, sont disponibles et circulent encore, la preuve.

 

La source de l’Adous

A cinq cents mètres de Cornus, près’ du château de la Baume propriété de M. Temple , nait une puissante source, qui fournit l’eau potable aux habitants de la localité, irrigue les jardins et les prairies de Cornus et après un parcours de trois kilomètres environ, va se jeter dans la Sorgue, au Sud-Ouest de la Tuderie.
La source de l’Adous est curieuse à voir : elle sort en bouillonnant des roches calcaires, et les jours de forte pluie, une rivière souterraine, qui dévale en cascade, de la grotte voisine, augmente considérablement son débit. Durant les vacances de 1930, un savant Père Dominicain, professeur au collège de Sorèze (Tarn) tente vainement avec plusieurs élèves du célèbre collège, l’exploration de la grotte de l’Adous. Les courageux spéléologues firent à pied ou en barque, plusieurs centaines de mètres, mais après quatre heures d’efforts, ils furent arrêtés par des éboulis de rochers ».
Plus près de nous en 1965, le spéléo-club de Saint-Affrique a fait paraître le compte-rendu suivant, au sujet de cette même source de Cornus :
« Le ruisseau du Lèbre, qui arrose Cornus, prend naissance au Nord de ce village dans une petite grotte active d’une centaine de mètres de long s’achevant sur une voûte mouillante.
Inaccessible par sa branche aval, la rivière souterraine semble cependant pouvoir être retrouvée par l’intermédiaire des avens situés au-dessus de son lit près des lieux-dits : Prévinquières, la Gruelle, les Ménudes. Au point de vue topographique, cette zone constitue une dépression orientée Ouest-Est, qui descend en-dessous de
720 mètres. Elle est jalonnée par une suite de dolines alternant avec des laplaz dolomitiques, dans lesquels s’ouvrent les avens de Migayrou, la Gruelle, les Menudes. En période de fortes pluies, on a la surprise de trouver ces avens pleins d’eau et d’assister à leur débordement sur le plateau ; en particulier dans la région de Prévinquières.

Le lac temporaire des Rives

C’est pour les habitants de cette région, un phénomène bien courant que le débordement de ces avens et c’est une peu banale inondation que celle que subissent les champs et les cultures, inondation due à l’extrava-sement de la rivière souterraine par les avens.
En même temps que ces phénomènes, on peut noter la présence de l’étang temporaire de la Salvetat et l’existance d’un petit écoulement aérien entre ce hameau et les Menudes, où l’eau disparait dans l’aven. Nous pensons pouvoir fournir l’explication suivante de ce phénomène.
En période de fortes pluies, le lac de la Salvetat se constitue, il est drainé par le ruisseau des Menudes, qui après un parcours de quelques centaines de mètres se perd dans un aven. L’eau circule alors souterrainement dans l’axe de la dépression vers Prévinquières, mais l’obstacle souterrain d’une faille, l’oblige au niveau |de Caussenuejouls, à se diriger vers le Sud, vers la résurgence du Lèbre. L’obstacle ainsi formé provoque la constitution d’une zone souterraine inondée et l’extra-vasement des avens ».

Ossements préhistoriques des avens du Guilhaumard

« le Midi Libre » du 3 mars 1960 à la rubrique locale, mentionne ceci :
« les spéléologues de la C.A.F.  ont fait l’inventaire de la grotte de la Bastide des Fonts. Nous avons annoncé récemment la découverte d’une nouvelle grotte située sur le causse du Larzac, en bordure Sud du plateau du Guilhaumard, non loin de la Bastide des Fonts, par un jeune spéléologue du C.A.F., Raymond Rouquet. Durant ce week-end, une équipe du club Alpin suivait Raymond Rouquet à la grotte de la Bastide. MM. Jacques Rouire, président du C.A.F., Robert Salzin, secrétaire de l’E.S.S.I. ; Maurice Cartaillac, animateur de la section spéléo et inventeur de la grotte de Solane, ces temps derniers. La grotte débute par une sorte de salle coupée en grande partie par un effondrement de la falaise qui se trouve au-dessus et se continue par des couloirs encore non explorés.
L’équipe du club Alpin constata qu’elle renfermait un gisement préhistorique fort intéressant. On peut avancer que la nécropole abrite des restes d’une quinzaine d’hommes.
Les ossements sont en grande partie recouverts d’une couche de calcite. Ça et là, en surface, les spéléologues ont recueilli quelques fragments de poteries noires très grossières confirmant l’ancienneté du gisement à 4 000 ans environ.
Débris de poteries et crânes ont été mis à l’abri en attendant de prochaines fouilles dirigées par le professeur André Soutou, maître de l’archéologie régionale.