Cornus, Aveyron, France.

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Cornus correspondait à un lieu de passage entre le Rouergue et le Languedoc, non loin du confluent de la Sorgues et du ruisseau de Boras.
Il y eut en ce point une importante activité industrielle, liée, principalement, aux richesses du sous-sol et à l’élevage du Causse : un martinet à cuivre, dit la Mouline, sur la Sorgue, des papeteries, dont l’une appelée le Moulin-Ferrand, fut en activité jusqu’en 1905, des filatures qui ont fonctionné jusqu’en 1925, des tanneries et des moulins à farine.
La fabrique de draps communs et d’étoffes, mé-
langées de fil et de coton, était réputée à la fin du xvmc siècle.
Des caves à fromages, dans les environs, constituaient un autre élément d’attraction pour les populations des Causses voisins,
La conversion au protestantisme des habitants de la vallée industrieuse, complémentaire des plateaux, ne fut pas seulement un acte de foi, mais une révolte contre !a domination ecclésiastique. Et sans aucun doute, le départ des riches familles protestantes fut une des causes de l’appauvrissement de notre région

Frédéric HERMET Curé de L’Hospitalet (1894-1934)
Le prêtre
Originaire de Saint-Izaire, Frédéric Hermet, après sa réthorique au Petit Séminaire de Belmont, entra au noviciat des Pères Lazaristes à Paris. Il y fit son noviciat et une année de philosophie. Mais sa mauvaise vue l’empêcha de poursuivre cette voie. Il dut, sur les conseils de son médecin, passer plusieurs années de repos dans sa famille.
En 1880, il entra au Grand Séminaire de Rodez, puis à l’Institut catholique de Toulouse, où il obtint le grade de licencié en théologie et celui de docteur en droit canonique. Successivement, vicaire à Saint-Sernin et à Saint-Affrique, il fut solennellement installé à L’Hos-pitalet, le 13 février 1894. Il devait y rester quarante ans. Très pieux, il fut toujours attentif à son devoir pastoral, scrupuleux même, il déplorait le relâchement qu’amena l’après-guerre (1914-1918). Il note : « malgré les très pressantes exhortations du pasteur, les jeunes filles dansèrent comme des écervelées pendant les deux jours de la fête patronale ». Et lorsque l’instituteur, nouvellement arrivé, monta une fanfare et un groupe théâtral mixte, il fut au comble de l’indignation. On raconte même qu’il refusa l’absolution à une mère de famille parce qu’une de ses filles, en période de carnaval, s’était rendue déguisée en zouave chez un voisin, et avait amicalement taquiné la femme de celui-ci. Il manifestait également quelque sectarisme, qui se traduisit une fois par le refus d’admettre à la communion une enfant du catéchisme, parce qu’on lisait La Dépêche ». Continuer la lecture

Par décret du 15 janvier 1790, l’Assemblée Constituante créait le département de l’Aveyron. Elle ne put pas ne pas respecter l’entité géographique et historique qu’était le Rouergue. Les limites départementales furent à peu de choses près, celles du pays, au moins jusqu’en 1808, où le canton de Saint-Antonin en fut distrait pour la formation du département du Tarn-et-Garonne.
Mais dans sa volonté d’effacer tout ce qui subsistait de ce passé qu’elle venait d’abolir, elle substitua au nom historique du Rouergue, héritier de la civitas ruthenorum et du pagus ruthenicus, celui de la rivière qui n’était même pas la plus importante de son territoire mais qui coulait au pied de son chef-lieu : l’Aveyron.
Le département fut divisé en districts : Rodez, Millau, Villefranche-de-Rouergue, Saint-Affrique, Espalion, Saint-Geniez-d’Olt. A part ce dernier, ces districts devinrent des chefs-lieux d’arrondissement, mais pour un temps seulement, puisque depuis une quarantaine d’années, l’Aveyron compte seulement trois chefs-lieux d’arrondissement : Rodez, Millau, Villefranche-de-Rouergue.
Créé donc à l’époque de la Révolution de 1789, notre canton de Cornus dépendait du district de Saint-Affrique, qui avait juridiction sur 9 cantons : Saint-
Affrique, Belmont, Broquiès, Cornus, Coupiac, Saint-Félix-de-Sorgue, Saint-Rome-de-Tarn, Pont-de-Camarès et Saint-Semin-sur-Rance.
Disparaîtront, par la suite, Broquiès qui sera rattaché à Saint-Rome-de-Tarn, Coupiac uni à Saint-Sernin, et Saint-Félix-de-Sorgue qui, après avoir fait longtemps partie du canton de Camarès, dépend, depuis peu, de celui de Saint-Affrique.
Chaque canton élit un conseiller général qui doit s’occuper plus spécialement des intérêts locaux et départementaux.

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Les cloches dont il va être question ici sont les cloches qui sont aujourd’hui encore en service. Après avoir été sonnées pendant très longtemps par d’excellents carillonneurs, elles ont été,  électrifiées par la Maison Granier d’Hérépian (1964).
Notre église, construite en 1685, était dotée d’une simple tour assez basse et plutôt informe, qui servait de clocher. Dans cette tour, une seule cloche, qui, de nos jours, est encore en service.
C’est celle que nous appellerons moyenne pour la distinguer de la grosse et de la petite, bien plus récentes. Continuer la lecture