Cornus, Aveyron, France.

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Archives mensuelles : juin 2018

M. Col, curé, refusa le serment constitutionnel, ainsi que son vicaire : M. Brun. Le vicaire était encore à Cornus au mois d’avril 1792 puisque à cette date, un ordre d’expulsion fut affiché contre lui sur la porte de l’église : nous faisons savoir à Brun, ci-devant vicaire, qu’il lui est accordé huit jours pour disparaître du pays, sans quoi, ce terme échu, nous allons rompre le fil de ses jours, en lui rompant tous ses membres ». Continuer la lecture

Des papiers conservés dans nos archives paroissiales attestent l’existence de deux églises à Cornus, au Moyen Age : l’une dédiée à Notre-Dame et l’autre au Saint-Sauveur. L’emplacement de cette dernière peut être localisé dans le champ, qui, de nos jours, est encore appelé Saint-Sauveur ».
Quant à l’église Notre-Dame, elle occupait la place de l’église d’aujourd’hui et elle était bordée du côté du midi par le cimetière que ceinturaient les remparts en bordure du ruisseau.
La terre du cimetière avait servi à protéger la voûte de la toiture ; selon une méthode en usage, les voûtes étaient recouvertes de terre, qui remplaçait la volige et isolait du froid et du soleil.
Lorsque en 1952-1953, furent entrepris les travaux de réfection de la toiture, ces mètres cubes de terre qu’il fallait enlever, compliquèrent, sérieusement, le travail.
Et quelle ne fut pas notre surprise, de découvrir au milieu de cette terre, des ossements humains u. Ces ossements humains sur le toit de l’église ne pouvaient provenir que du cimetière tout proche.
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Le protestantisme s’implanta, à Cornus, vers 1562 et y régna en maître, pendant 70 ans.
D’après le chanoine Servières, ce furent deux jeunes calvinistes du Béarn, nommés Sarrazin et Laporte, revenant de Genève en 1558, qui, les premiers, importèrent en Rouergue, les doctrines de la religion réformée.
Jeanne d’Albret, reine de Navarre et comtesse de Rodez, la mère du futur roi de France, Henri IV, elle-même, protestante, fanatique, usa de toute son autorité et parfois des moyens les plus violents pour implanter dans notre pays, les idées nouvelles.
Dès 1561, la ville de Millau avait abjuré en masse le catholicisme ; l’année suivante, les calvinistes se mirent en campagne pour réduire les places des environs, qui tenaient pour les catholiques.
Us s’emparèrent de Compeyre, Saint-Georges, Creis-sels, Camarès, Cornus, et Saint-Rome de Tarn, ayant soin de laisser dans chaque localité, un ministre et une bonne garnison.
L’auteur des Mémoires d’un calviniste de Millau » est obligé d’avouer que c’étaient des temps fort calamiteux et misérables.
On peut dire en effet que l’avènement du protestantisme à Cornus et dans la région marque une des époques les plus troublées et les plus malheureuses de notre histoire locale. Continuer la lecture

Copie de documents très anciens concernant Cornus (1070- 1685)
1° Sur la route de Segodunum (Rodez) à Lute-vas (Lodève) nous trouvons aussi Condatomago, qui occupe sur la carte ancienne de la Gallia Bracata, la place que Cornus, petite ville du Vabrais occupe aujourd’hui sur les cartes modernes ». (Bosc, Mémoires pour servir à l’histoire du Rouergue, lre partie : Description topographique du Rouergue, VIII, page 51, 2e édition).
2° La terre de Cornus, dépendance de la vicomté de Creyssel, avait appartenu, vers le milieu du xii* siècle, à Richard de Rodez, vicomte de Lodève.
On pourrait croire, dit M. Gaujal, qu’Ermengarde de Creyssel, sa mère, l’avait apportée en dot au comte de Rodez, Hugues 1er et qu’en 1230, elle rentra dans le vicomté de Creyssel ».
II existait, cependant, une maison de Cornus, antérieurement et postérieurement au mariage d’Ermen-
garde, ce qui paraît indiquer que la branche aînée de cette maison s’éteignit dans celle de Creyssel et qu’après cette époque, les cadets perpétuèrent encore le nom de leur famille.
Vers l’an 1070, Frottard de Cornus, le plus ancien dont il soit fait mention, donna au monastère de Conques et, à l’abbé Odolric, son alleu des Infruts, et nombre d’autres biens en présence de Raymond de Montpaon, d’Emenon de Cabrières et de son fils Guillaume (cartulaire de Conques, 412). Hugues de Cornus assista à un plaid tenu au Caylar, en 1112. Continuer la lecture

Cornus correspondait à un lieu de passage entre le Rouergue et le Languedoc, non loin du confluent de la Sorgues et du ruisseau de Boras.
Il y eut en ce point une importante activité industrielle, liée, principalement, aux richesses du sous-sol et à l’élevage du Causse : un martinet à cuivre, dit la Mouline, sur la Sorgue, des papeteries, dont l’une appelée le Moulin-Ferrand, fut en activité jusqu’en 1905, des filatures qui ont fonctionné jusqu’en 1925, des tanneries et des moulins à farine.
La fabrique de draps communs et d’étoffes, mé-
langées de fil et de coton, était réputée à la fin du xvmc siècle.
Des caves à fromages, dans les environs, constituaient un autre élément d’attraction pour les populations des Causses voisins,
La conversion au protestantisme des habitants de la vallée industrieuse, complémentaire des plateaux, ne fut pas seulement un acte de foi, mais une révolte contre !a domination ecclésiastique. Et sans aucun doute, le départ des riches familles protestantes fut une des causes de l’appauvrissement de notre région