Cornus, Aveyron, France.

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Par décret du 15 janvier 1790, l’Assemblée Constituante créait le département de l’Aveyron. Elle ne put pas ne pas respecter l’entité géographique et historique qu’était le Rouergue. Les limites départementales furent à peu de choses près, celles du pays, au moins jusqu’en 1808, où le canton de Saint-Antonin en fut distrait pour la formation du département du Tarn-et-Garonne.
Mais dans sa volonté d’effacer tout ce qui subsistait de ce passé qu’elle venait d’abolir, elle substitua au nom historique du Rouergue, héritier de la civitas ruthenorum et du pagus ruthenicus, celui de la rivière qui n’était même pas la plus importante de son territoire mais qui coulait au pied de son chef-lieu : l’Aveyron.
Le département fut divisé en districts : Rodez, Millau, Villefranche-de-Rouergue, Saint-Affrique, Espalion, Saint-Geniez-d’Olt. A part ce dernier, ces districts devinrent des chefs-lieux d’arrondissement, mais pour un temps seulement, puisque depuis une quarantaine d’années, l’Aveyron compte seulement trois chefs-lieux d’arrondissement : Rodez, Millau, Villefranche-de-Rouergue.
Créé donc à l’époque de la Révolution de 1789, notre canton de Cornus dépendait du district de Saint-Affrique, qui avait juridiction sur 9 cantons : Saint-
Affrique, Belmont, Broquiès, Cornus, Coupiac, Saint-Félix-de-Sorgue, Saint-Rome-de-Tarn, Pont-de-Camarès et Saint-Semin-sur-Rance.
Disparaîtront, par la suite, Broquiès qui sera rattaché à Saint-Rome-de-Tarn, Coupiac uni à Saint-Sernin, et Saint-Félix-de-Sorgue qui, après avoir fait longtemps partie du canton de Camarès, dépend, depuis peu, de celui de Saint-Affrique.
Chaque canton élit un conseiller général qui doit s’occuper plus spécialement des intérêts locaux et départementaux.