Cornus, Aveyron, France.

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Archives mensuelles : juin 2018

Le site cornussol.fr vient de voir le jour en prenant les choses à l’envers par rapport à la plupart des initiatives de ce genre : il ne s’agit pas de devenir un organe de liaison et d’information, il ne s’agit pas non plus d’être un forum, un lieu de discussion ou de proposition. La dernière tentative de site internet cornus-aveyron.fr date de 2013 et elle s’est soldée par un abandon immédiat des installations, qui sont encore dans l’état où elles ont été laissées. Force est de constater que le Secrétariat de mairie a autre chose à faire que d’alimenter une gazette périodique ou de devenir un bureau des pleurs. Cette fois il s’agit donc d’une simple vitrine et d’une carte de visite. En reprenant certains textes des livres du curé Nicouleau, il fallait nourrir le robot indexeur de Google (entre autres), et fournir des anecdotes historiques susceptibles d’attirer le curieux sur des mots-clés comme « templier », « Larzac », etc. C’est en cours. Il fallait aussi rassembler l’offre disponible à Cornus en matière de locations, d’hébergement, de restauration, d’associations, de fourniture de gaz, de vente de bois etc. Le principal est fait, c’est en cours aussi, et la grille des adresses ne nécessitera plus aucun entretien. Il fallait donner au village une surface visuelle supplémentaire sur une plateforme comme Youtube c’est fait aussi. Un premier film de cinq minutes a été tourné en haute définition sans oublier les hameaux. Il fallait enfin offrir aux photographes et aux artistes locaux, qui s’expriment chaque année lors de l’exposition de la rue Basse, un espace sur la toile. Là encore une fois la chose accomplie la maintenance sera très légère, une fois les oeuvres présentées aucune intervention ne sera plus nécessaire, c’est le principe de la vitrine statique. Pour la partie forum et discussion,  le site cornussol.fr, qui est d’origine privée, mais qui est voué  à s’officialiser, propose simplement un compte twitter. Ce compte twitter est ouvert à tous, à condition d’en posséder un soi-même, c’est à dire aux discussions et aux réflexions, mais elles seront extérieures au site et susceptibles d’être expurgées de toutes les grossièretés éventuelles. C’est ce compte twitter qui est notre cordon ombilical numérique vers le département, les instances locales, les journaux etc.

Dernier point, une permanence d’une journée sera organisée dans l’année, sans doute cet automne, un samedi par exemple au café du Nord, par un bénévole qui passera sa journée à scanner devant vous les souvenirs photographiques que vous voudrez bien apporter pour nourrir l’exposition permanente du site sur le passé de Cornus, et que vous pourrez remporter tout de suite. D’ores et déjà, cherchez s’il vous plaît dans vos albums de photos les personnages du passé, les lieux, les fêtes, les grosses neiges, tous les événements dont vous avez la trace, afin de faire profiter les visiteurs de cornussol.fr d’une copie de vos archives les plus nostalgiques ou les plus spectaculaires. La même chose est  souhaitable pour les films. Si vous avez du 16mm ou du super8, ou des vidéos de première génération (Hi8, super VHS, VHS) une personne de confiance vous les numérisera pour en mettre des extraits sur le site. Merci à tous de préparer cette collecte qui aura sans doute lieu en septembre.

La prise de vues aérienne au moyen d’un petit drone ayant été autorisée pendant une journée par la mairie, l’opérateur a eu la surprise de voir son petit appareil « attaqué » par un essaim d’hirondelles ou de martinets à la verticale de la rivière et à une cinquantaine de mètres. La disparition des hirondelles et des martinets ne se déplore donc pas à Cornus et le long de la vallée de la Sorgue, ce qui peut passer pour un signe de bonne santé de l’écosystème. Pour les algues dans la rivière et dans les fontaines, c’est une autre affaire.

Cet amusant morceau de littérature dont on ne connaît pas la musique est dû à un certain Ricou de Laurens, qui n’était autre que l’abbé Henri Fournier, un vicaire du coin au début du XXème siècle.
LA CORNUSSOLO
Bel Cornus la nauto corouno Del Larzac oumbraje toun froum L’er pur que toujour t’envirouno E l’aigo fresco de ta foun Nous fa canta la cornussolo Sans lut ni violo E sus lou toun
Que l’amor per draia e draiolo Trai de Baptisto a janetoun.
Sus l’Adous pradelo florido Dins l’iver coumo dins l’estieu, Continuer la lecture

En 1920, l’aven du Mas Raynal devint le siège d’études et d’observations pratiques fort importantes. A cette date, M. Victor Crémieu (1870-1935), ingénieur, s’en rendit acquéreur dans un but d’utilisation de force hydraulique et il installa sur l’abîme un monte-charge actionné par un moteur.
« En 1923, il voulut bien me convier à revenir visiter le gouffre. Les travaux de M. Crémieu dont il n’a malheureusement pas pu recueillir le fruit, n’ont pas encore abouti à la réalisation de ses idées », écrivait
E.-A. Martel en 1936 (Les causses majeurs, pp. 334-335). Et il ajoutait, p. 354 : « La société d’union électrique coloniale (Paris) a commencé l’exécution des travaux en 1930, profitant des études de M. V. Crémieu. Celui-ci avait décapé l’émergence et reconnu qu’elle sortait de bas en haut, dans le rocher en place (bajocien) fermant le seuil. Parmi les fentes de cette roche, il trouva une grande quantité de débris de monnaies de bronze dont une quinzaine avec les effigies de Néron, d’Antonin et sur une, le nom d’Agrippa, témoignage de l’antique culte des fontaines comme en Limousin (nous devons à M. Pierre Temple de savoir qu’une monnaie d’argent aurait aussi été découverte). Continuer la lecture