Cornus, Aveyron, France.

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Les cloches dont il va être question ici sont les cloches qui sont aujourd’hui encore en service. Après avoir été sonnées pendant très longtemps par d’excellents carillonneurs, elles ont été,  électrifiées par la Maison Granier d’Hérépian (1964).
Notre église, construite en 1685, était dotée d’une simple tour assez basse et plutôt informe, qui servait de clocher. Dans cette tour, une seule cloche, qui, de nos jours, est encore en service.
C’est celle que nous appellerons moyenne pour la distinguer de la grosse et de la petite, bien plus récentes.
Sur cette cloche, on peut lire l’inscription suivante : Petro Apostolo (saint Pierre, apôtre)
Parrain : Michel, Etienne d’Izarn, seigneur de Cornus.
Marraine : Dame Jeanne de Mazeran, son épouse 1784 ;
Barascud, Flavier, Merlhou, consuls,
Gaussel, père et fils, nous ont faites M. Meljac, curé doyen de Cornus (1874-1890) qui fit construire le clocher, s’occupa aussi de l’achat de deux cloches. Nos archives paroissiales possèdent le contrat suivant:
« Entre les soussignés, M. Meljac, curé doyen de Cornus (Aveyron) d’une part et A4. Oronce Reynaud, fondeur pontifical, à Lyon, d’autre part, il a été convenu ce qui suit :
1° M. Reynaud fournira deux cloches neuves exé-cutées en métal de première qualité suivant toutes les règles de l’art et les proportions harmoniques, du poids de cinq cents kilos environ, pour la première et de cent-vingt kilos environ, pour la seconde.
Ces deux cloches seront accordées avec celle qui est déjà au clocher, et formeront l’accord de tonique, quarte et sixième majeure.
L’inscription remise en temps utile sera gravée, gratis, en relief sur ces cloches, dont la solidité est garantie pendant deux années, à dater de la livraison pour tout vice de fabrication ou défaut du métal…
2° Les montures de ces cloches seront fournies par M. Reynaud, elles se composeront pour chacune d’un joug en chêne, avec roue pour la plus grosse et avec balancier en fer pour la petite ; ferrure en fer fin, boulons, tourillons, tournés à double portée, arcs-boutants en fer pour contrebutter la roue sur le joug ; boulon d’arrêt avec plaque écrou ; poulies tournées, boîtées en cuivre et boulonnées pour guider la corde, enfin la corde, elle-même . La boiserie sera peinte à l’huile ; et la ferrure vernie pour leur conservation ; le tout sera ajusté et essayé sur le beffroi de la fonderie, et le mouvement réglé suivant le système du battement, en avant ; d’après ce système, le battant s’élancera en avant suivant les règles de l’art, pour la beauté du son et la conservation de la cloche.
On ne pourra ajouter au joug, aucun contrepoids, qui exposerait la fragilité de la cloche, en changeant le rythme du mouvement ci dessus stipulé; ni arrêter subitement la cloche quand on la sonne, mais seulement, l’abnn.hmnei a elle môme.
è M le l itre paiera à M. Reynaud, à Lyon, le prix de ic, cloches, a raison de trois francs vingt-cinq cen¬times le kilo Les battants et coussinets bronze sont cédés pour trois lianes le kilo et le prix des montures est lixé à deux cents francs pour la plus grosse et cent francs pour la petite.
4° Le paiement se fera, au comptant, à la livraison ; par la poste, par lettre chargée, valeur déclarée.
5° Ces deux cloches seront pesées par le poids public de Lyon, dont le certificat, signé du peseur juré, fera règle entre les parties.
6° Ces deux cloches et tous les accessoires, seront rendus, franco de port, à la gare la plus proche de Cornus.
Fait et signé, en double exemplaire, à Lyon, le vingt octobre mil huit cent quatre-vingt un.
MELJAC O. REYNAUD,
curé doyen de Cornus fondeur pontifical
Lyon